Ses caractéristiques 


Ce qui démarque en premier le Frison des autres races, c’est sa morphologie hors du commun, à mi-chemin entre le cheval à sang froid et le cheval à sang chaud. Il possède des caractéristiques physiques et un tempérament proches du cheval de demi-trait ainsi que l’élégance et les allures des chevaux de races ibériques.

 

Le standard de la race


La tête doit être noble, expressive et pas trop longue avec de petites oreilles mobiles dont les pointes se rapprochent. 

L’encolure est portée très haut, le dos est court et fort. 

Il doit posséder une épaule longue et profonde ainsi qu’une croupe légèrement oblique. 

Les membres sont secs, les sabots durs et les paturons couverts de poils. 

La queue et la crinière sont très fournies avec des crins légèrement ondulés.

Le caractère du Frison


Le Frison est un cheval au mental équilibré. 

Souvent joueur, gai, capricieux ou rusé, il a toujours de la personnalité. 

D’un naturel très affectueux, il recherche le contact pour qu’on s’occupe de lui. C’est un cheval très sensible dont l’intelligence est particulièrement développée.

Sa croissance

 

Le Frison fait partie des chevaux dont la croissance est tardive. Son ossature est relativement massive et il lui faut du temps pour se développer. Un Frison a totalement terminé de grandir à l’âge de six ans, sa taille est définitive, sa musculature s’est totalement développée, ses crins se sont allongés et épaissis.

Cette croissance s’effectue par paliers :

A l’âge d’un an, le poulain laisse facilement présager de ce qu’il va devenir. 

A deux ans, les différentes parties de son corps sont plutôt disproportionnées et disgracieuses. 

Entre trois et cinq ans, l’avant-main et l’arrière-main grandissent de façon inégale et il n’est pas rare que la croupe soit plus haute que le garrot. 

Entre cinq et six ans, le cheval se rééquilibre, le garrot ressort, la masse musculaire se développe pleinement.

Les juments ont généralement une encolure moins importante que les entiers.

Les hongres également sauf s’ils sont castrés après quatre ans, gardant ainsi la morphologie développée de l’entier en un peu moins massif et ils prennent davantage de taille.

C’est un cheval rustique qui ne demande pas de soins très particuliers. Après son sevrage, un poulain peut rester facilement au pré durant sa jeunesse. De part ses origines plutôt nordiques, il résiste mieux au froid qu’à la chaleur.

 

Evolution de la morphologie de la race

 

Au Moyen-Age, le Frison était un cheval de bataille. Il lui fallait être suffisamment robuste pour supporter le poids d’un homme et de son armure, résistant à l’effort et maniable par son cavalier. Il est resté cheval de selle jusqu’à la fin du 18ème siècle, apprécié entre autre par les militaires. Ce n’était donc pas un cheval lourd comme on peut le croire.

Au 19ème siècle, l'importation de chevaux de trait pour les besoins agricoles a délaissé la race, inadaptée aux travaux de labour. 

Les premières photographies que nous possédons du Frison révèlent un cheval massif destiné principalement à l’attelage.

A présent le cheval n’est plus un animal utilitaire dans les pays industrialisés. L’équitation est devenue un loisir à part entière. Le Frison est toujours apprécié comme cheval d’attelage mais il est de plus en plus recherché comme cheval de selle. Il existe encore certaines lignées de chevaux de type carrossier dont l’hérédité est marquée par le 19ème siècle mais elles se font de plus en plus rares.

La politique d’élevage du FPS est d’alléger peu à peu le modèle tout en gardant les caractéristiques séculaires de la race. Le marché actuel attend davantage des chevaux de sports et la sélection est faite dans ce sens.